Ainsi nous avons su – Brigitte Giraud

J’ai trouvé hier un petit caillou dans ma boîte aux lettres. Un de ceux que j’affectionne et dont j’ai toujours aimé emplir mes poches.

Dans un écrin de papier fin, le premier titre de la collection Feuillets de nuits des Éditions Aux cailloux des chemins. La marraine Brigitte Giraud, nous offre Ainsi nous avons su.

Au delà de la beauté du graphisme délicat et sans fard de cette nouvelle collection, je succombe à ce don d’écriture si particulier de Brigitte ma très chère et tendre amie.

Les mots sont si bien choisis, qu’ils se répercutent en moi comme un écho de ce que je ne saurais pas dire encore moins écrire. Ainsi nous avons su : des rencontres, des émotions et la vie qui est là.

« j’écris ces mots parce que l’essentiel, une sorte d’essentiel, un jour restera au fond du bol. » Brigitte Giraud – extrait

Je vous conseille donc d’aller sur le chemin de ces belles Éditions, et comme on met avec bonheur un caillou dans sa poche, d’adhérer et de découvrir ainsi ce premier volume Ainsi nous avons su de Brigitte Giraud.

Aux-cailloux-des-chemins.fr

A l’amitié

(…) Je voyais la troupe fantasque
Dans l’aube terne s’éloigner.
Le dernier portait un faux nez
Et son camarade, un vieux masque,
Qu’un autre avait dû lui donner.

Folle bohème, ô ma jeunesse,
Qui t’en vas par ce froid matin,
En attendant que le jour naisse,
Qu’as-tu fait de tant de promesses
Et de tant d’espoirs incertains,
De Montmartre au Quartier latin ?

C’est toujours toi que l’on regrette
Et plus tard, lorsque l’âge vient,
On voudrait que le temps s’arrête :
Il est trop tard, nul n’y peut rien.

Francis Carco
La bohème et mon coeur

Ecrire

Chaque vague éclatée réveille à la vie. Chaque reflet tape à l’œil et je n’ai qu’à entrouvrir les lèvres pour goûter au salé de l’air.

Des milliers de mots se déversent sur le sable, écume du monde là devant. Le silence est mort et le chant des flots comme le flot des mots me chavire.

Il est temps de renaître et de se jeter à l’eau…

Vers toi

L’eau monte par toutes les pores du souvenir

Tu es la gerbe flamboyante qui se jette

A marée montante à l’assaut de la roche

Tu es l’écartèlement de la Terre et du Ciel.

Je te vois venir à moi dans les nuages qui dansent